
Bob Gainey a congédié dernièrement son bon ami et ancien coéquipier Guy Carbonneau. Semble-t-il que Gainey avait promis à Carbonneau deux semaines avant de le congédié que jamais il le congédierait et soudainement il le fait.
Croyez-vous peuple québécois que ce geste est vraiment un geste de Bob Gainey?
Si vraiment ceci est un geste de Gainey, Guy Carbonneau peut se dire qu'avec un ami de ce genre il n'a pas besoin d'ennemi.
Selon moi ce geste qui semble un geste de panique de la part du canadien semble provenir d'une autre personne que Gainey. Je crois personnellement que le directeur général du tricolore a eu la main forcée par une personne mieux placé que lui.
Voici maintenant un extrait de l'article de Réjean Tremblay de la Presse 03 avril 2008
Réjean Tremblay: dans sa tête, Carbo est parti
Belle soirée au Hyatt, mercredi. La Ligue junior majeur du Québec honorait ses meilleurs joueurs et dirigeants et intronisait quatre anciens au Temple de la renommée de la LHJMQ.
J'étais à la table des Saguenéens de Chicoutimi avec Michel Boivin et Pierre Cardinal, deux actionnaires de l'équipe, et le président de l'organisation, Guy Carbonneau. Dary Laflamme, un des trois meilleurs amis de Carbo, était également de la tablée.
Tablée de Bleuets égale tablée bruyante et rieuse. Carbonneau a ri un peu des blagues et des niaiseries de sa bande, mais comme me le faisait remarquer Michel Boivin, hier : « Je pense que notre président est encore ébranlé. Il a moins ri que d'habitude. «
Il y a de quoi. Par exemple, le beau projet d'une grande maison familiale à Mont-Tremblant que Carbo caressait depuis deux ans avec Lyne, sa femme, est remis aux calendes grecques. Dieu sait que Carbo s'était investi dans ce projet. Le dimanche, quand le Canadien avait congé, il se rendait sur leur terrain et il marchait dans la nature en rêvant à cette maison qu'on allait édifier à l'été. « Mettons que c'est sur la glace pour l'instant «, s'est-il contenté de dire.
Tous ses amis ont vite compris ce que ça voulait dire. Carbo va attendre avant de poursuivre son projet parce que, dans sa tête, il a déjà quitté Montréal. C'est ailleurs qu'il va poursuivre sa carrière. Parce que de toute façon, il ne pourra jamais pardonner le coup donné par Bob Gainey.
Ce n'est pas Carbonneau qui me l'a dit, c'est un de ses amis. Mais deux semaines avant de le congédier en cinq ou 10 minutes, Gainey, en le regardant droit dans les yeux, avait garanti à Carbo « qu'il démissionnerait plutôt que de le congédier, et d'être tranquille «.
Deux semaines et yeux dans les yeux. Comment faire confiance à l'avenir ? Deux semaines, dans les yeux et par son ancien capitaine de l'équipe gagnante de la Coupe Stanley de 1986. En qui croire ?
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Mais Carbonneau s'est arrangé pour éviter les questions. Il tient mordicus à faire preuve d'une classe absolue envers une équipe qu'il porte encore dans son coeur. Et puis, quand les organisateurs de la LHJMQ l'ont invité à venir présenter un trophée, il a eu droit à une vibrante ovation, la plus belle de la soirée.